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La défense Lincoln

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Réalisé par Brad Furman, La défense Lincoln s’inscrit dans la grande famille des films de procès, genre de prédilection du cinéma U.S. Cinetrafic propose d’ailleurs une liste de films de procès pour les amateurs du genre.

Adapté d’un roman à succès de Michael Connelly, le film parle de Mickey Haller, avocat de la défense à Los Angeles. Avocat aux dents longues habitué à défendre les petites frappes de L.A., Mickey parcours la ville à bord de sa voiture, une Lincoln Continental (oui, ne cherchez pas plus loin la signification du titre) transformée en bureau mobile. Il est engagé pour défendre Louis Roulet, un riche playboy accusé d’avoir frappé une jeune femme rencontrée dans un bar. Accumulant les éléments permettant de bâtir la défense de son client, Mickey fait peu à peu le lien avec une affaire de meurtre qu’il avait plaidée quelques années avant.

Dès le générique (très graphique, vignettes « à la Thomas Crown » nappé de rhytm’n’blues), le réalisateur nous mets dans l’ambiance. Mickey bosse dans sa voiture. Mickey a un chauffeur. Mickey magouille avec les Hells Angels. Mickey est resté copain avec son ex-femme. La vie de Mickey défile sous nos yeux, à 100 à l’heure. Bref, Mickey est cool.

Matthew McConaughey interprète l’avocat de manière convaincante. Il excelle à incarner le quarantenaire dynamique, nous faisant au passage oublier quelques prestations dans des comédies romantiques où il faisait office de bellâtre de service. Dans son rôle de fausse victime, Ryan Philippe remplit son contrat mais n’arrive pas à atteindre le charisme de son partenaire.

Le film bénéficie de seconds rôles de première catégorie : William H. Macy est l’ami détective qui aide Mickey à vérifier la bonne fois des clients ; John Leguizamo joue le rôle d’un garant de caution judiciaire ; l’ex-femme de Mickey, elle-meme avocate générale, est jouée par Marisa Tomei.

Le film bénéficie d’un montage rythmé qui rend bien compte de la montée d’adrénaline ressentie par le personnage principal. Les plans sont courts, les recadrages fréquents. Un peu trop parfois, comme dans cette scène opposant McConaughey à Leguizamo où les zoom courts et recadrages deviennent un tic visuel répété à l’excès.

Les amateurs de twist final seront servis puisque le twist tant attendu arrive au beau milieu du film et sera suivi de plusieurs rebondissements qui relancent le film chaque fois que l’on pense que celui-ci est terminé. C’est peut être une des seules faiblesses du film : trop de twists tue le twist. Et les rebondissements du roman original perdent un peu le spectateur dans cette adaptation.

Mais au-delà de ces quelques remarques, La défense Lincoln reste un grand film de procès à l’ancienne, tenant en haleine jusqu’à la dernière minute.

Comme toujours, Metropolitan Filmexport nous propose une édition dvd et Blu-Ray (disponible dès le 5 octobre) identique en contenu. L’habillage des menus, très élégant, reprends les vignettes du générique du film. En dehors de 3 featurettes de production assez insignifiantes (bref making-of, interview de l’auteur nous parlant de son métier et de Los Angeles, interview de McConaughey par Connelly) et de 4 scènes coupées, le supplément le plus intéressant est une interview de Matthew McConaughey et de Ryan Philippe, réalisé en exclusivité pour cette édition.

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2 réflexions sur “ La défense Lincoln ”

  1. Bien aimé ce film aussi. Le personnage principal est intéressant. Son interprétation aussi. Et le cumul de twists ne m’a pas trop gêné par contre. Juste quelques longueurs à lui reprocher (mais c’est un peu inhérent aux films et séries judiciaires).

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