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	<title>MoovyMemory[Z]</title>
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	<description>mémoires atypiques et fragmentées du cinéma</description>
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		<title>En attendant Prometheus</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 14:36:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que les fans en furie comptent les jours, les heures, les secondes qui les séparent de la sortie imminente (30 mai 2012 chez nous) du prochain film de Ridley Scott, je vous propose de revenir sur les liens qui unissent Alien à Prometheus à travers quelques informations, dont certaines ont été glanées dans les pages d&#8217;un]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les fans en furie comptent les jours, les heures, les secondes qui les séparent de la sortie imminente (30 mai 2012 chez nous) du prochain film de <strong><span style="color: #ff6600;">Ridley Scott</span></strong>, je vous propose de revenir sur les liens qui unissent <strong><span style="color: #ff6600;">Alien</span></strong> à <strong><span style="color: #ff6600;">Prometheus</span></strong> à travers quelques informations, dont certaines ont été glanées dans les pages d&#8217;un des livres de référence : <strong><span style="color: #ff6600;">le mytique hors -série n°43bis du magazine Metal Hurlant</span></strong>, paru en 1979 et intégralement consacré à la conception du chef d&#8217;oeuvre de Ridley Scott.</p>
<p>Ce guide ultime (trouvé chez un bouquiniste pour une somme dérisoire) constitue un excellent complément au coffret Blu-Ray <strong><span style="color: #ff6600;">Alien Anthologie</span></strong>.</p>
<p><span id="more-3533"></span><strong>Prometheus</strong>, vous avez probablement dû en entendre parler : certains prétendent qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un prequel à <strong>Alien</strong>, d&#8217;autres assurent que le scénario n&#8217;a aucun rapport avec la saga initiée par Scott en 1979, si ce n&#8217;est le fait que l&#8217;action se passe dans l&#8217;espace à bord d&#8217;un vaisseau intergalactique. <strong><span style="color: #ff6600;">Et tous &#8230; ont probablement tort !</span></strong></p>
<p>Reprenons dans l&#8217;ordre les informations et indices que nous connaissons : le synopsys, les personnages et deux éléments mythiques aperçus dans les nombreux teasers qui ont circulés sur la toile, à savoir le <strong><span style="color: #ff6600;">Space Jockey</span></strong> et son vaisseau spatial.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Le synopsys</span></strong></p>
<p>Parti à bord du vaisseau Prometheus à la recherche de traces d&#8217;une espèce intelligente ayant été à l&#8217;origine des grandes civilisations terrestres, une équipe de scientifiques et d&#8217;explorateurs sont reveillés au cours de leur voyage à proximité de la planète LV-426.</p>
<p>Des astronautes à bord d&#8217;un vaisseau spatial contraints de stopper leur voyage pour explorer une planète inconnue. Non seulement, cette trame scénaristique classique est identique à celle du premier film de la saga, mais, comme nous allons le voir plus loin, la planète visitée dans les deux films est probablement la même (en tous cas, plusieurs indices laissent à penser qu&#8217;il s&#8217;agit du même lieu).</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Les personnages</strong></span></p>
<p>17 membres d&#8217;équipages. Parmi eux, un androïde. Une des règles de la saga (pas un Alien sans androïde) est encore une fois vérifiée. Après <strong><span style="color: #ff6600;">Ash</span></strong>, <strong><span style="color: #ff6600;">Bishop</span></strong> et <strong><span style="color: #ff6600;">Annalee</span></strong> dans les précédents films,  c&#8217;est au tour de <span style="color: #ff6600;"><strong>David</strong></span> de faire son apparition. Comme ses prédécesseurs (ou plutôt devrais-je dire &laquo;&nbsp;successeurs&nbsp;&raquo; ?), David a été construit par la société <strong><span style="color: #ff6600;">Weyland Yutani</span></strong>.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Le Space Jockey</span></strong></p>
<p>Le travail préparatoire du tout premier Alien a monopolisé de nombreux artistes, concepteurs, dessinateurs et maquettistes. Parmi eux, on a souvent cité l&#8217;influence de <span style="color: #ff6600;"><strong>Moebius</strong></span> (il a travaillé peu sur la préparation du film mais ses dessins ont largement inspirés les scaphandres portés par les membres de l&#8217;équipage) et surtout <strong><span style="color: #ff6600;">Giger</span></strong>, dessinateur, peintre et sculpteur.</p>
<p>Giger est considéré comme le père de l&#8217;Alien. On sait moins qu&#8217;il fut également le père du fameux Space Jockey (voir dessin d&#8217;illustration de l&#8217;article) ainsi appelé car il apparait dans Alien comme un gigantesque extra-terrestre momifié aux commandes de ce qui semble être le poste de pilotage de son vaisseau spatial (les dessins préparatoires de l&#8217;époque mentionnent &laquo;&nbsp;un gigantesque vaisseau spatial émergeant de la roche&nbsp;&raquo;).</p>
<p>Or, sur le teaser de Prometheus, on distingue le Space Cowboy (à 2:38) ainsi que le vaisseau circulaire (à 1:52 puis 2:08 !) tel qu&#8217;ils apparaissent dans le premier film. Je vous laisse juge, voyez plutôt !</p>
<p><object width="460" height="264" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/9IOHSh7p3uM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="460" height="264" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/9IOHSh7p3uM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Alien vs Prometheus</strong></span></p>
<p>Résumons : on sait donc qu&#8217;on va retrouver dans l&#8217;action de Prometheus, censée se dérouler en 2091, plusieurs éléments constituant l&#8217;univers du tout premier Alien (le Nostromo prend contact avec l&#8217;épave du vaisseau extra-terrestre du Space Jockey en 2122, soit 31 ans après l&#8217;expédition du Prometheus). On sait aussi que Prometheus ne sera pas un prequel d&#8217;Alien dans la mesure où il n&#8217;abordera pas l&#8217;origine de la créature extra-terrestre vedette de la saga.</p>
<p>Par contre, nous allons probablement en découvrir plus sur la civilisation extra-terrestre qui fût décimée par l&#8217;Alien. Je laisse le mot de la fin à Ridley Scott lui-même, deus ex-machina, qui écrivait en 2010 en conclusion de l&#8217;édito figurant dans le coffret Alien Anthologie :</p>
<blockquote><p>J&#8217;espère que vous allez aimer ce que je suis en train de vous préparer pour notre prochaine aventure dans cet univers sombre et mystérieux rempli d&#8217;Aliens, de Space Jockeys et &#8230; de quelque chose encore plus dangereux que vous n&#8217;avez encore jamais vu.</p>
<p>Considérez ce coffret comme l&#8217;introduction ultime à ce qui arrive.</p></blockquote>
<p>Le même Ridley Scott, interrogé par Frédéric Foubert pour le numéro de mai 2012 du magazine Première, lache cette toute dernière information :</p>
<blockquote><p>La connexion avec Alien se fait dans les douze dernières minutes du film. Le mot &laquo;&nbsp;ADN&nbsp;&raquo; est bien choisi car il indique que le lien est ténu, minuscule. Prometheus est un cousin très éloigné de la saga.</p></blockquote>
<p>Merci Ridley, il n&#8217;en fallait pas plus pour nous faire baver d&#8217;impatience !</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Bonjour chez vous !</span></strong></p>
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		<title>En attendant Cannes</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le journal du blog]]></category>
		<category><![CDATA[Cannes 2012]]></category>
		<category><![CDATA[John Plissken]]></category>
		<category><![CDATA[Premiere]]></category>

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		<description><![CDATA[Cannes 2012, c&#8217;est demain. Si vous lisez ce post le 16 mai, c&#8217;est même aujourd&#8217;hui ! Si vous le lisez plus tard, tant pis pour vous. Concrètement, la blogosphère ciné est coupée en deux : ceux qui y sont et ceux qui n&#8217;y sont pas. Évacuons de suite le problème de ceux (dont je fais]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Cannes 2012, c&#8217;est demain.</span></strong></p>
<p>Si vous lisez ce post le 16 mai, c&#8217;est même aujourd&#8217;hui ! Si vous le lisez plus tard, tant pis pour vous.</p>
<p>Concrètement, la blogosphère ciné est coupée en deux : <span style="color: #ff6600;"><strong>ceux qui y sont et ceux qui n&#8217;y sont pas.</strong></span></p>
<p>Évacuons de suite le problème de ceux (dont je fais partie) qui n&#8217;y sont pas. <span id="more-3353"></span>Côté avantage, on n&#8217;a pas à se poser la question du logement sur place, des horaires des projections, de qui on va croiser à quelle soirée : on est peinard, on est au chaud chez nous, on rumine juste notre rancœur dans notre coin, histoire que ceux qui y sont sachent combien on pense à eux. Côté inconvénient, eh bien &#8230; on est chez nous ! On a donc peu de chance de croiser Angelina Joli ou Brad Pitt dans notre salon.</p>
<p>Pour ceux qui y sont, c&#8217;est tout autre chose. Accréditation en poche, ils viennent de débarquer sur la Croisette. Et vas-y que je te poste la photo de mon badge, et allez que je te compare la couleur de la précieuse relique qui t&#8217;ouvre les portes de telle ou telle projection. Et ça commence à remplir son agenda de soirées V.I.P et occasionnellement de projos (pas trop matinales, de préférence), et ça énerve encore plus ceux qui n&#8217;y sont pas !</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Enfin bref, quel que soit votre cas, si vous voulez suivre l&#8217;actu de Cannes, il va falloir surveiller les bonnes personnes.</span></strong> Personnellement, je suis en train de me constituer une mini timeline totalement subjective : <a href="http://twitter.com/JohnPlissken" target="_blank">JohnPlissken</a>, <a href="http://twitter.com/FredMyscreens" target="_blank">FredMyScreens</a>, <a href="https://twitter.com/#!/CannesInside" target="_blank">CannesInside</a>, <a href="https://twitter.com/#!/maylisallocine" target="_blank">MaylisAllocine</a> et <a href="http://twitter.com/Marine2MP" target="_blank">Marine2MP</a> sont sur place et je pense vivre ce festival par procuration en scrutant leurs tweets.</p>
<p>Pour les allergiques à <strong>Twitter</strong>, vous pouvez aussi jeter un oeil du côté de <strong>GooglePlus</strong> où le magazine <strong><span style="color: #ff6600;">Première</span></strong> publiera les infos du festival sur la page <a href="https://plus.google.com/u/0/116577638952145846109/posts" target="_blank">Cannes I Come</a>.</p>
<p>Voilà. Rien d&#8217;exhaustif (suivre l&#8217;ensemble des blogueurs présents à Cannes reviendrai à chercher une mélodie au beau milieu d&#8217;un brouhaha), que du subjectif. Je n&#8217;exclus pas de mettre à jour les liens présentés ici au fur et à mesure de mes découvertes festivalières.</p>
<p>Revenez donc par ici de temps en temps, histoire de voir s&#8217;il y a du nouveau. Et si vous êtes, vous-même, sur place, n&#8217;hésitez pas à me le signaler. J&#8217;ajouterai votre nom à ma petite liste d&#8217;éclaireurs cannois.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Bonjour chez vous !</span></strong></p>
<p>P.S. : rien à voir avec Cannes, mais je vous invite à aller voir la fantastique série d&#8217;images volées backstage sur le tournage  de l&#8217;Empire contre-attaque : <a href="http://www.dailymail.co.uk/news/article-2143371/Empire-Strikes-Backstage-Intimate-pictures-cast-crew-filming-1980-Star-Wars-movie.html" target="_blank">Empire Strikes Backstage</a>. <strong><span style="color: #ff6600;">Enjoy ! And mézeforss biwiziou !</span></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Freakonomics</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 13:37:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[DVDécortiquage]]></category>
		<category><![CDATA[Cinetrafic]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Seth Gordon]]></category>
		<category><![CDATA[Zylo]]></category>

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		<description><![CDATA[Freakonomics, pour moi qui aime flâner dans les rayons d&#8217;un agitateur de culture dont je tairais le nom, c&#8217;est avant tout une tentative de vulgarisation de principes économiques de base qui échappent à la plupart d&#8217;entre nous. Parce que les faits mentent et que les chiffres ne trompent pas, le livre de Steven D. Lewitt et Stephen]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Freakonomics</span></strong>, pour moi qui aime flâner dans les rayons d&#8217;un agitateur de culture dont je tairais le nom, c&#8217;est avant tout une tentative de vulgarisation de principes économiques de base qui échappent à la plupart d&#8217;entre nous. Parce que les faits mentent et que les chiffres ne trompent pas, le livre de <strong><span style="color: #ff6600;">Steven D. Lewitt</span></strong> et <strong><span style="color: #ff6600;">Stephen J. Dubner</span></strong> donne la réponse à un certain nombre de questions aussi saugrenues que <strong><span style="color: #ff6600;">&laquo;&nbsp;pourquoi les dealers habitent-ils chez leurs parents ?&nbsp;&raquo;</span></strong> ou encore <strong><span style="color: #ff6600;">&laquo;&nbsp;qu&#8217;est-ce qui est plus dangereux, une piscine ou une arme à feu ?&nbsp;&raquo;</span></strong></p>
<p><span id="more-3470"></span>Fort du succès de l&#8217;ouvrage et de ses suites, les auteurs ont décidé de porter à l&#8217;écran sous la forme d&#8217;un documentaire les thèmes majeurs abordés dans les livres. A l&#8217;occasion de sa <strong><span style="color: #ff6600;">sortie en DVD le 15 mai 2012</span></strong>, <a href="http://www.cinetrafic.fr/film/34775/freakonomics-le-film" target="_blank">Cinetrafic</a> et les éditions <a href="http://www.zylo.net/?and=front/product/609" target="_blank">Zylo</a> m&#8217;ont proposé de vous faire découvrir ce film atypique.</p>
<p>Atypique, <strong>Freakonomics</strong> l&#8217;est par bien des aspects. Pour commencer, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un documentaire à proprement parler mais d&#8217;une suite de courtes séquences répondant chacune à une question. Chaque séquence est confiée à un réalisateur différent.</p>
<p>Ensuite, chaque question est illustrée par un exemple de raisonnement classique que les auteurs vont tenter de démolir, chiffres à l&#8217;appui. Le défi d&#8217;une telle adaptation était de représenter de manière vivante le caractère attrayant du livre. Au-delà des principes économiques qui sont présentés, c&#8217;est la question, stupide en apparence, qui est posée et le cheminement chiffré vers la réponse qui doit focaliser l&#8217;intérêt du spectateur.</p>
<p>Ici, l&#8217;utilisation &laquo;&nbsp;à la Sherlock&nbsp;&raquo; des schémas et chiffres (les sms échangés entre Holmes et Watson dont le texte s&#8217;affichait à l&#8217;écran dans la série sont ici remplacés par des légendes et textes dessinés en surimpression sur l&#8217;image du film) dynamise le propos, le rendant plus ludique.</p>
<p><object width="460" height="264" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/oA-5vQ3Bw_c?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="460" height="264" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/oA-5vQ3Bw_c?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Les réalisateurs qui se sont attaqués aux quatre segments et au prologue de <strong>Freakonomics</strong> ne sont pas tous des inconnus. On retrouve notamment parmi eux <span style="color: #ff6600;"><strong>Seth Gordon</strong></span> (<span style="color: #ff6600;"><strong>Comment tuer son boss ?</strong></span>) et <strong><span style="color: #ff6600;">Morgan Spurlock</span></strong> (l&#8217;homme qui risqua sa santé en adoptant un régime MacDo pour le documentaire <span style="color: #ff6600;"><strong>Super Size Me</strong></span>).</p>
<p>Malheureusement, le film pèche par manque de cohérence entre les séquences qui le composent. Le cheminement de pensée et le rythme de &laquo;&nbsp;lecture&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas le même pour le film et pour le livre. Les segments les plus illustratifs et faisant la part belle aux interviews des protagonistes sont bien plus &laquo;&nbsp;lisibles&nbsp;&raquo; que les autres. C&#8217;est le cas, en particulier, de la séquence qui clos le film, démontrant le ridicule du culte des &laquo;&nbsp;incentives&nbsp;&raquo;, très à la mode à notre époque où la compétitivité est loi.</p>
<p>Vous pouvez retrouver ce film ainsi que d&#8217;autres documentaires parmi la liste <a href="http://www.cinetrafic.fr/liste-film/2215/1/documentaires-et-capitalisme" target="_blank">documentaires et capitalisme</a>.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Bonjour chez vous !</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Merci Podsac !</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 09:26:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Ceci est un post de fainéant ! Plutôt que de vous faire un long laïus sur les podcasts à voir et écouter (rattrapage ici et là) et sur les blogueurs ciné à lire et suivre, je m&#8217;en remets à une bande de sympathiques gaillards, créateurs et animateurs du Podcast Sérieusement Accro au Cinéma (PODS.A.C. donc !)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Ceci est un post de fainéant !</span></strong></p>
<p>Plutôt que de vous faire un long laïus sur les podcasts à voir et écouter (rattrapage <a href="http://moovymemoryz.com/2011/09/ipod/" target="_blank">ici</a> et <a href="http://moovymemoryz.com/2011/10/podcast2/" target="_blank">là</a>) et sur les blogueurs ciné à lire et suivre, je m&#8217;en remets à une bande de sympathiques gaillards, créateurs et animateurs du <a href="https://twitter.com/#!/podsac" target="_blank">Podcast Sérieusement Accro au Cinéma</a> (PODS.A.C. donc !) : <a href="https://twitter.com/#!/wildgunslinger" target="_blank">Fred</a>, <a href="https://twitter.com/#!/thefloydus" target="_blank">Tony</a> et<a href="https://twitter.com/#!/evilashymetrie" target="_blank"> Jérôme</a>.</p>
<p><span id="more-3487"></span>Ces 3 gars-là ont eu la délicatesse de réaliser un mini-hors-série de PODSAC pour remercier les gens qu&#8217;ils apprécient dans la blogosphère des bouffeurs de pellicules (et je ne parle pas de shampooing ! <a href="http://www.youtube.com/watch?v=eplNoSx3T6I" target="_blank">We&#8217;re talking about motion pictures, not lotion mixtures !</a>). De vrais princes, je vous dis !</p>
<p><iframe src="http://blip.tv/play/h7Q3gvblbgI.html?p=1" frameborder="0" width="480" height="300"></iframe><object style="display: none;" width="320" height="240" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://a.blip.tv/api.swf#h7Q3gvblbgI" /><embed style="display: none;" width="320" height="240" type="application/x-shockwave-flash" src="http://a.blip.tv/api.swf#h7Q3gvblbgI" /></object></p>
<p>Donc, si vous ne savez pas qui suivre sur Twitter, quel blog lire ou quel podcast écouter, regardez ça, prenez des notes et surtout surtout, n&#8217;oubliez pas un seul épisode de <a href="http://podsac.wordpress.com/" target="_blank">PODSAC</a>. C&#8217;est un ordre !</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Bonjour chez vous !</span></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le prince d&#8217;Egypte</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 17:21:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rares sont les films d&#8217;animation traditionnels à sortir du lot par leur style  (laissons de côté les productions Disney, régnant en maître sur le dessin animé classique). Si quelques animateurs ont réussi ce tour de force (Ralph Bakshi avec Le seigneur des anneaux ou encore Brad Bird avec Le géant de fer), leur production est parfois passée]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Rares sont les films d&#8217;animation traditionnels à sortir du lot par leur style</span></strong>  (laissons de côté les productions <strong><span style="color: #ff6600;">Disney</span></strong>, régnant en maître sur le dessin animé classique). Si quelques animateurs ont réussi ce tour de force (<strong><span style="color: #ff6600;">Ralph Bakshi</span></strong> avec <a href="http://moovymemoryz.com/2011/03/le-seigneur-des-anneaux/" target="_blank">Le seigneur des anneaux</a> ou encore <strong><span style="color: #ff6600;">Brad Bird</span></strong> avec <a href="http://moovymemoryz.com/2011/11/le-geant-de-fer/" target="_blank">Le géant de fer</a>), leur production est parfois passée inaperçue pour le grand public.</p>
<p>Pourtant, <strong><span style="color: #ff6600;">Le prince d&#8217;Egypte</span></strong>, production <span style="color: #ff6600;"><strong>Dreamworks</strong></span> (une des premières production de <a href="http://moovymemoryz.com/2012/03/waking-sleeping-beauty/" target="_blank">Jeffrey Katzenberg à l&#8217;époque fraîchement débarqué de Disney</a>), lancé en grande pompe en 1998 et co-réalisé par <strong><span style="color: #ff6600;">Brenda Chapman</span></strong> (scénariste du <strong>Roi Lion</strong>, <strong>La Belle et la Bête</strong>, <strong>Le Bossu de Notre Dame</strong>, ayant par la suite participé au scénario de <strong>Cars</strong> et du chef d&#8217;oeuvre <a href="http://moovymemoryz.com/2011/11/fantasia-2000/" target="_blank">Fantasia 2000</a>) et <strong><span style="color: #ff6600;">Simon Wells</span></strong> (superviseur de l&#8217;animation sur <strong>Qui veut la peau de Roger Rabbit ?</strong>, futur scénariste de <strong>Madagascar</strong>, <strong>Nos voisins les hommes</strong>, <strong>Kung Fu Panda</strong>), fût un immense succès, engrangeant plus de 200 millions de dollars au box office mondial.</p>
<p><span id="more-3448"></span>Il fait partie, avec <strong><span style="color: #ff6600;">Spirit l&#8217;étalon des plaines</span></strong>, <strong><span style="color: #ff6600;">Simbad la légende des sept mers</span></strong> et <strong><span style="color: #ff6600;">La route d&#8217;Eldorado</span></strong>, de la &laquo;&nbsp;quadrilogie Dreamworks&nbsp;&raquo;, soit quatre films d&#8217;animation produits par le même studio et partageant un style graphique et scénaristique très proche : traits des visages taillés à la serpe, scénarios sombres, sujets adultes et graves. Paradoxalement, l&#8217;humour potache omniprésent dans les productions <strong>Dreamworks</strong> en image de synthèse (<strong>Shrek</strong> en tête) est totalement absent de ces quatres oeuvres.</p>
<p><object width="460" height="264" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/IUsdf5VaoGo?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="460" height="264" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/IUsdf5VaoGo?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Probablement la plus sombre des quatre, <strong>Le Prince d&#8217;Egypte</strong> est basée sur l&#8217;Ancien Testament. Elle conte la vie de Moïse, élevé clandestinement par le pharaon, puis destiné à être le libérateur du peuple hébreu. Grande fresque chantée (la chanson titre, portée par le score de <strong><span style="color: #ff6600;">Hans Zimmer</span></strong> gagnera d&#8217;ailleurs un Oscar cette année-là), le dessin animé nous offre quelques scènes d&#8217;anthologie : la course de char entre Moïse et Ramsès, la découverte par Moïse de son passé (représenté par une animation des fresques ornant le temple de Pharaon : un modèle de séquence animée mariant parfaitement l&#8217;histoire et l&#8217;image qui l&#8217;illustre) et bien entendu la traversée de la Mer Rouge.</p>
<p>Je soupçonne d&#8217;ailleurs <strong><span style="color: #ff6600;">Brenda Chapman</span></strong> d&#8217;avoir copié quelques éléments de son propre scénario pour les intégrer dans l&#8217;une des plus belles séquences de <a href="http://moovymemoryz.com/2011/11/fantasia-2000/" target="_blank">Fantasia 2000 : les pins de Rome</a>. Dans cette séquence, on aperçoit en transparence une silhouette de baleine évoluant dans un mur d&#8217;eau (apparition magique que peuvent contempler les hébreux traversant la Mer Rouge dans <strong><span style="color: #ff6600;">Le Prince d&#8217;Egypte</span></strong>).</p>
<p>Malheureusement, l&#8217;animation traditionnelle, chez <strong>Dreamworks</strong> comme ailleurs, fût balayée à la fin des années 90 par les prouesses des images de synthèse. Après tout, c&#8217;est une chance pour nous puisque <strong><span style="color: #ff6600;">Le Prince d&#8217;Egypte</span></strong> est régulièrement soldé parmi les offres groupées des grandes enseignes culturelles. Allelujah !</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Bonjour chez vous !</strong></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Galaxy Quest</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 14:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Lost in Memory[Z]]]></category>
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		<description><![CDATA[Par le grand marteau de Grabthar, par les fils de Worvan, je te vengerai, je le jure. Devant le succès de ma série d&#8217;articles consacrés aux pépites méconnues ou oubliées du cinéma et toujours animé par le désir de faire connaitre au plus grand nombre des oeuvres le plus souvent disponibles en fond de bac coincées entre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Par le grand marteau de Grabthar, par les fils de Worvan, je te vengerai, je le jure.</p></blockquote>
<p>Devant le succès de ma série d&#8217;articles consacrés aux <a href="http://moovymemoryz.com/category/decouvertes/lost-in/" target="_blank">pépites méconnues ou oubliées du cinéma</a> et toujours animé par le désir de faire connaitre au plus grand nombre des oeuvres le plus souvent disponibles en fond de bac coincées entre <strong>Punisher 12</strong> et <strong>Les courgettes géantes attaquent l&#8217;Orient Express</strong>, je me décide (&laquo;&nbsp;enfin !&nbsp;&raquo; vous entends-je dire, bande de jeunes impatients) à continuer cette fabuleuse aventure.</p>
<p>Et pour inaugurer le cru 2012, attaquons-nous directement à un film-culte sous estimé, hommage aux geeks du monde entier, bien avant <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fanboys" target="_blank">Fanboys</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_(film,_2011)" target="_blank">Paul</a>.</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong><span id="more-3414"></span>Le synopsis</strong></span></p>
<p>20 ans après avoir été les héros d&#8217;une série de SF à succès retraçant les aventures de l&#8217;équipage d&#8217;un vaisseau interstellaire (toute ressemblance avec un autre équipage de héros en pyjama faisant équipe avec un docteur originaire d&#8217;une autre planète n&#8217;est absolument pas fortuite), les interprètes de <strong><span style="color: #ff6600;">Galaxy Quest</span></strong> écument les conventions de SF et inaugurations de magasins de matériel informatique. Lors d&#8217;un meeting, ils sont enlevés par une équipe d&#8217;extra-terrestres persuadés que les diffusions de la série télé qu&#8217;ils ont pu capter de l&#8217;espace sont en fait des documentaires historiques racontant les exploits de l&#8217;équipage. Ils ont alors reconstruit à l&#8217;identique le vaisseau de <strong>Galaxy Quest</strong> et demandent au capitaine <strong>Taggart</strong> (du moins à l&#8217;acteur qui joue son rôle dans la série) et à son équipe de venir affronter les envahisseurs qui menacent leur planète.</p>
<p><object width="460" height="234" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Nno7ca5bMpM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="460" height="234" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/Nno7ca5bMpM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #ff6600;">Pourquoi est-ce si bon ?</span></strong></p>
<p>Sur le papier, une parodie de Star Trek avec une tripotée d&#8217;acteurs connus, le tout réalisé par <strong><span style="color: #ff6600;">Dean Parisot</span></strong>, réalisateur dont la filmographie était assez maigre à l&#8217;époque (et l&#8217;est restée après), donne rarement envie de voir l&#8217;oeuvre en question. Quelle erreur ! Heureusement pour vous, <strong>Galaxy Quest</strong> est disponible dans tous les bons bacs de soldes au prix imbattable de 3€ (bonus en V.O. non sous-titrée compris, bien entendu).</p>
<p>Bien-sûr, les costumes sont volontairement kitchs. Mais <strong>Galaxy Quest</strong> est servi par un casting rarement vu au cinéma dans ce genre de rôle (et des acteurs rarement vus ensemble, tout simplement !).</p>
<p>On commence par les <strong><span style="color: #ff6600;">on-ne-sait-jamais-comment-ils-s-appellent</span></strong> : <strong><span style="color: #ff6600;">Missi Pyle</span></strong> (vue dernièrement en partenaire capricieuse de <strong>Jean Dujardin</strong> dans <strong>The Artist</strong>), <strong><span style="color: #ff6600;">Tony Shalhoub</span></strong> (vu dernièrement sur un peu toutes les chaînes télé dans la série <strong>Monk</strong>), <strong><span style="color: #ff6600;">Tim Allen</span></strong> (perdu de vue depuis sa participation à la série télé <strong>Papa bricole</strong>), <strong><span style="color: #ff6600;">Sam Rockwell</span></strong> (juste le plus grand acteur du monde dont on ne connait que le visage et pas le nom, vu dans <strong>Moon</strong>, <strong>H2G2</strong>, <strong>Cowboys et Envahisseurs</strong>, <strong>Iron Man 2</strong> et des dizaines d&#8217;autres bons films).</p>
<p>On continue par le <strong><span style="color: #ff6600;">on-ne-l-a-jamais-vu-ailleurs-mais-il-est-parfait-dans-ce-rôle</span></strong> : <strong><span style="color: #ff6600;">Enrico Colantoni</span></strong> (vu a la télé dans <strong>Monk</strong>, <strong>Bones</strong>, <strong>Veronica Mars</strong>, <strong>Numbers</strong>). Rien que pour son rôle, le film mérite d&#8217;être vu (je ne sais pas pour la V.O. mais la VF est parfaite, pour une fois !).</p>
<p>On termine par les <strong><span style="color: #ff6600;">on-les-connait-par-coeur-mais-ils-nous-étonnent-toujours</span></strong> : <strong><span style="color: #ff6600;">Sigourney Weaver</span></strong> en bimbo blonde intergalactique et <strong><span style="color: #ff6600;">Alan Rickman</span></strong> (le professeur Rogue dans &#8230; non, pas la peine de vous dire dans quelle série de films !) en professeur reptilien / acteur blasé d&#8217;un rôle qui l&#8217;oblige à prononcer la même phrase culte depuis des années.</p>
<p>Le plaisir que cette bande improbable d&#8217;acteurs a pris à jouer dans cette comédie geek ultime crève l&#8217;écran. Dans ce cas, pourquoi ne pas partager ce plaisir-là ? Les occasions de rire et sourire sont si rares !</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Bonjour chez vous !</span></strong></p>
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		<title>Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Apr 2012 15:26:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[DVDécortiquage]]></category>
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		<category><![CDATA[motion capture]]></category>
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		<category><![CDATA[Sony Pictures]]></category>
		<category><![CDATA[SPHE]]></category>
		<category><![CDATA[Steven Spielberg]]></category>
		<category><![CDATA[Tintin]]></category>

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		<description><![CDATA[A moins d&#8217;avoir passé les 6 derniers mois sur une autre planète, vous n&#8217;avez pu échapper à la déferlante Tintin made in Spielberg. Un projet gigantesque : trois films reprenant la trame scénaristique des meilleurs albums du jeune reporter au journal Le Petit Vingtième. A l&#8217;origine, la trilogie était basée sur trois des dyptiques les plus célèbres]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">A moins d&#8217;avoir passé les 6 derniers mois sur une autre planète, vous n&#8217;avez pu échapper à la déferlante Tintin made in Spielberg.</span></strong></p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Un projet gigantesque :</strong></span> trois films reprenant la trame scénaristique des meilleurs albums du jeune reporter au journal Le Petit Vingtième. A l&#8217;origine, la trilogie était basée sur trois des dyptiques les plus célèbres de l&#8217;oeuvre dessinée d&#8217;Hergé : <strong><span style="color: #ff6600;">Le secret de la Licorne/le trésor de Rackham le Rouge</span></strong>, <strong><span style="color: #ff6600;">Les 7 boules de cristal/le temple du soleil</span></strong> et <strong><span style="color: #ff6600;">Les cigares du pharaon/le Lotus Bleu</span></strong>. Par la suite, d&#8217;autres titres circuleront officieusement (<strong><span style="color: #ff6600;">Le sceptre d&#8217;Ottokar/l&#8217;affaire Tournesol</span></strong> ou encore <strong><span style="color: #ff6600;">Objectif lune/on a marché sur la lune</span></strong>).</p>
<p><span id="more-3342"></span><strong><span style="color: #ff6600;">Une équipe en or :</span></strong> <strong>Steven Spielberg</strong> et <strong>Peter Jackson</strong> aux commandes (production et réalisation). L&#8217;un a connu Tintin lorsque des journalistes ont comparé Indiana Jones au jeune reporter lors de la sortie des <strong>Aventuriers de l&#8217;Arche Perdue</strong> ; l&#8217;autre a dévoré les albums d&#8217;Hergé durant son enfance.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Un parti pris osé :</span></strong> utiliser la <a href="http://www.vodkaster.com/actu-cine/Making-of-quelle-technique-derriere-le-Tintin-de-Spielberg-1467" target="_blank">performance capture</a> en décors entièrement réalisés en images de synthèse et ajouter une couche de 3D sur le tout.</p>
<p>Et pour nous, petits francophones ayant grandis avec les albums d&#8217;Hergé, <a href="http://moovymemoryz.com/2011/11/tintin-avant-spielberg/" target="_blank">les adaptations ciné des années 70</a> (très réussies à mon goût) et la série animée comme point de référence, l&#8217;offensive américaine paraissait a priori un crime de lèse majesté odieux vis à vis du personnage de Tintin.</p>
<p>Si vous l&#8217;avez loupé en salles, <strong><span style="color: #ff6600;">Tintin : Le Secret de la Licorne</span></strong> vient de sortir en DVD, Combo BR+DVD et BR3D chez <a href="http://www.facebook.com/Sony.Pictures.Home.Entertainment.France" target="_blank">Sony Pictures Home Entertainment</a>. L&#8217;édition que je vous présente ici est <strong><span style="color: #ff6600;">l&#8217;édition Blu-Ray</span></strong>. Non seulement elle offre un rendu HD parfait de l&#8217;image du film, mais elle contient l&#8217;intégralité du long making-of (découpé en 11 chapitres contre 5 seulement dans l&#8217;édition DVD) réalisé par <strong><span style="color: #ff6600;">Laurent Bouzereau</span></strong>, documentariste attitré des éditions vidéos de l&#8217;oeuvre de <strong>Steven Spielberg</strong>. J&#8217;invite ceux qui découvrent mon blog grace à ce post d&#8217;aller lire le <a href="http://moovymemoryz.com/2011/05/hitchcock-pieces-a-conviction/" target="_blank">précédent article</a> que j&#8217;ai consacré à <strong>Laurent Bouzereau</strong>.</p>
<p>Passons maintenant en revue cette édition.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">L&#8217;histoire.</span></strong></p>
<p>Petit rappel pour les personnes (y en a-t-il encore ?) qui n&#8217;auraient jamais lu les albums dont est inspiré le film : Tintin fait l&#8217;acquisition d&#8217;une maquette de vaisseau du XVIIème siècle, &laquo;&nbsp;La Licorne&nbsp;&raquo;. 2 hommes lui proposent alors d&#8217;acquérir la maquette. Peu de temps après, Tintin est cambriolé et la maquette dérobée. Sur la piste du voleur, Tintin va finir par découvrir l&#8217;histoire de La Licorne et la raison pour laquelle la maquette est si convoitée.</p>
<p>Malgré les libertés prises au niveau du scénario (nous y reviendrons), Spielberg soigne, dès les premières minutes du film, les tintinophiles réticents : le premier personnage qui apparait à l&#8217;écran est Hergé, lui-même, dessinant le portrait de Tintin sur la place du Vieux Marché. Spielberg intègre en fond de décor les portraits des personnages ornant les pages de tous les albums de Tintin.</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>La performance capture.</strong></span></p>
<p>Elle revient, après avoir été largement mise à l&#8217;honneur par <strong>Robert Zemeckis</strong> (dans <strong>Le Pôle Express</strong> et <strong>Le drôle de Noël de Scrooge</strong>) mais aussi par <strong>James Cameron</strong>,  <strong>Peter Jackson</strong> (déjà lui !) et <strong>Rupert Wyatt</strong> dans des films &laquo;&nbsp;live&nbsp;&raquo; intégrant des personnages numériques. Et on retrouve dans le film le mètre-étalon de la performance capture, l&#8217;acteur ayant le plus joué de personnages qui ne lui ressemblent pas, j&#8217;ai nommé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andy_Serkis" target="_blank">Andy Serkis</a>, l&#8217;homme derrière le visage numérique de <strong>Gollum</strong> (Le Seigneur des Anneaux), <strong>King Kong</strong>, <strong>César</strong> (La planète des singes &#8211; les origines) et maintenant <strong>Archibald Haddock</strong>. Bien sûr, l&#8217;éternel problème du &laquo;&nbsp;regard mort&nbsp;&raquo; (les fameux <a href="http://www.guardian.co.uk/film/2011/oct/22/six-reasons-to-love-motion-capture" target="_blank">&laquo;&nbsp;dead eyes&nbsp;&raquo;</a>) inhérent à la représentation réaliste de visages en images de synthèse est toujours présent. Mais ici, la modélisation des personnages se rapproche de leur version dessinée et les visages de Tintin et surtout de Haddock (acteur de synthèse idéal grace à ses petits yeux rapprochés) sont extrêmement réussis.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Le scénario.</span></strong></p>
<p>Il est à mon sens le principal point faible du film. Spielberg a confié à <strong><span style="color: #ff6600;">Edgard Wright</span></strong> (Hot Fuzz, Scott Pilgrim), <strong><span style="color: #ff6600;">Joe Cornish</span></strong> (Attack the Block) et <strong><span style="color: #ff6600;">Steven Moffat</span></strong> (Docteur Who, Sherlock) le soin de fondre en un seul film l&#8217;histoire du <strong>Secret de La Licorne</strong> et du <strong>Trésor de Rackam Le Rouge</strong> tout en intégrant la rencontre de Tintin avec le Capitaine Haddock. C&#8217;est <strong>Steven Moffat</strong> qui va inclure des éléments du <strong><span style="color: #ff6600;">Crabe aux Pinces d&#8217;Or</span></strong> dans l&#8217;intrigue, affolant au passage les tintinophiles. Entre parenthèses, les critiques faites au film étaient centrés sur ce passage mais, si on y regarde de plus près, on s&#8217;aperçoit qu&#8217;il ne reste quasiment plus rien de l&#8217;histoire originale du <strong>Trésor de Rackam Le Rouge</strong>. Seule la fin a été conservée.</p>
<p>Au chapitre des anachronismes qui hérissent les poils des tintinophiles, citons la présence de <strong>Bianca Castafiore</strong>, la rencontre de Tintin avec le capitaine Haddock (alors que dans la bande dessinée, Tintin achète la maquette de La Licorne pour l&#8217;offrir au capitaine) ou encore la cruelle absence de <strong>Tryphon Tournesol</strong> et le charcutage en règle de l&#8217;intrigue principale du second volume du dyptique (pas de battyscaphe-requin dans le film, les méchants de la bande dessinée étant remplacés ici par <strong>Sakharine</strong>, probablement à cause de la ressemblance physique entre les personnages de Sakharine et de <strong>Rackham Le Rouge</strong>).</p>
<p>L&#8217;histoire est donc tiraillée entre la nécessité de rester fidèle aux personnages et à l&#8217;intrigue du dyptique et la volonté de Spielberg et ses scénaristes d&#8217;offrir aux spectateurs une succession de scènes d&#8217;actions fortement orientées 3D. Le scénario parait souvent sacrifié, comme dans cette course-poursuite dans les rues de Bagharr ou cette scène d&#8217;avion où les limites du &laquo;&nbsp;waow-effect&nbsp;&raquo; sont poussées beaucoup trop loin. Dommage, car lorsqu&#8217;il colle à la trame scénaristique des albums, le film déroule l&#8217;action avec une grande fluidité, guidée par le talent scénaristique d&#8217;Hergé.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Le Blu-Ray.</span></strong></p>
<p>Le coeur du Blu-Ray est occupé par le making-of en 11 chapitres réalisé par <strong>Laurent Bouzereau</strong>. Alternant les témoignages de Spielberg, Jackson, Kathleen Kennedy, John Williams et des acteurs (Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, Simon Pegg, Nick Frost, Gad Elmaleh), les séquences reviennent sur la conception des personnages, l&#8217;animation en motion capture, l&#8217;écriture du scénario ainsi que les étapes qui ont conduit les héritiers d&#8217;Hergé à confier à Spielberg le soin de redonner vie au personnage de Tintin.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Le truc en plus : générique.</span></strong></p>
<p>Amateurs de génériques graphiques, nostalgiques de l&#8217;oeuvre de <a href="http://moovymemoryz.com/2010/10/saul-bass/" target="_blank">Saul Bass</a>, réjouissez-vous : le générique animé sur une musique jazzy de John Williams rappelle le travail de <a href="http://www.kuntzeldeygas.com/" target="_blank">Kuntzel et Deygas</a> pour le générique de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=gaLDyrun_Cc" target="_blank">Attrape-moi si tu peux</a>. Il met en scène les plus célèbres histoires vécues par Tintin et ses compagnons d&#8217;aventure.</p>
<p>Petit bonus pour vous remercier d&#8217;avoir lu cet article en entier (tant pis pour les autres !), j&#8217;ai découvert ce <a href="http://www.slimjimstudios.com/tintin.html" target="_blank">faux générique du film</a> réalisé par le studio <strong><span style="color: #ff6600;">SlimJim</span></strong>. Allez voir ce bijou et amusez vous à retrouver les titres de tous les albums de Tintin cités.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Bonjour chez vous !</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;"><img class="alignright  wp-image-3379" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/04/3333299201160.jpg" alt="" width="200" height="247" />Réalisé par Steven Spielberg</span></strong> <span style="color: #ff6600;"><strong>DVD9</strong></span></p>
<p>VO : DTS-HD Master Audio 7.1 et DD 5.1<br />
VF : DTS-HD Master Audio 5.1</p>
<p><strong style="color: #ff6600;">Suppléments :</strong></p>
<p>- A la santé de Tintin : 1ère partie<br />
- Le parcours jusqu&#8217;à Tintin<br />
- Le monde de Tintin : la BD arrive sur grand écran<br />
- Le bottin mondain de Tintin<br />
- Concevoir Tintin<br />
- Donner vie à Tintin grâce à la Motion Capture<br />
- L&#8217;animation de Tintin<br />
- Milou : du début à la fin<br />
- Tintin : la B.O.<br />
- Collectionner Tintin<br />
- A la santé de Tintin : 2ème partie</p>
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		<title>Le fleuve</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Mar 2012 16:31:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Martin Scorsese dit de cette oeuvre qu&#8217;il s&#8217;agit de &#171;&#160;l&#8217;un des plus beaux films en couleurs jamais réalisés&#160;&#187;. Elle connut, à sa sortie en 1951, un immense succès. Restaurée par The Academy Film Archive, elle connaît aujourd&#8217;hui une édition exceptionnelle que l&#8217;on doit au distributeur Carlotta Films. C&#8217;est donc à un véritable festin des yeux que]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Martin Scorsese</span></strong> dit de cette oeuvre qu&#8217;il s&#8217;agit de<strong><span style="color: #ff6600;"> &laquo;&nbsp;l&#8217;un des plus beaux films en couleurs jamais réalisés&nbsp;&raquo;</span></strong>. Elle connut, à sa sortie en 1951, un immense succès. Restaurée par The Academy Film Archive, elle connaît aujourd&#8217;hui une édition exceptionnelle que l&#8217;on doit au distributeur <span style="color: #ff6600;"><strong>Carlotta Films</strong></span>.</p>
<p>C&#8217;est donc à un véritable festin des yeux que vous aurez droit en découvrant le Blu-Ray ou le double-DVD de ce chef-d&#8217;oeuvre méconnu de <span style="color: #ff6600;"><strong>Jean Renoir</strong></span> : <span style="color: #ff6600;"><strong><a href="http://www.carlottavod.com/film-682-fleuve-le.html" target="_blank">Le Fleuve</a></strong></span>.<span id="more-3207"></span></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3295" title="" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/03/LE-FLEUVE-014-e1332600026918.jpg" alt="" width="449" height="337" /></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Premier film en technicolor de Renoir</span></strong>, <strong>Le Fleuve</strong> est mis en chantier pendant la période américaine du réalisateur (Renoir a fui la France après l&#8217;échec de <strong>La règle du jeu </strong>pour s&#8217;installer aux Etats-Unis en 1941). Tombé amoureux du roman de <strong>Rumer Godden</strong> racontant la découverte de l&#8217;amour par deux soeurs adolescentes au sein d&#8217;une famille de colons anglais vivant au Bengale, Renoir achète les droits de l&#8217;oeuvre puis démarche les grands studios qui refusent le projet ; une romance se passant en Inde sans jungle, sans tigre et sans lancier du Bengale ne peut pas, selon eux, intéresser le public.</p>
<p>C&#8217;est alors que Renoir fait la rencontre d&#8217;un self-made man, <strong>Kenneth McEldowney</strong>, propriétaire du premier drive-in floral (!), flairant la possibilité de faire des affaires en s&#8217;improvisant producteur indépendant. Séduit par les opportunités qu&#8217;offre un partenariat avec l&#8217;Inde, McEldowney va lui aussi s&#8217;intéresser au livre de Rumer Godden et proposer à Renoir de financer son projet.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">L&#8217;histoire est, en apparence, celle d&#8217;une romance hollywoodienne assez classique</span></strong> : fille d&#8217;un colon anglais, propriétaire d&#8217;une manufacture de toile de jute, la narratrice raconte son enfance dans l&#8217;enceinte d&#8217;une riche propriété située non loin des rives du Gange, le fleuve sacré qui rythme la vie des indiens et fait vivre la famille. L&#8217;arrivée d&#8217;un séduisant anglais unijambiste met en émoi les deux plus grandes soeurs de la famille ainsi que leur voisine et amie. Mais le jeune homme, refusant d&#8217;imposer son handicap, repousse les tentatives de séduction des jeunes filles.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3296" title="" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/03/LE-FLEUVE-022-e1332600098580.jpg" alt="" width="450" height="337" /></p>
<p>Une fois le décor planté, intéressons nous à l&#8217;oeuvre, on est là pour ça ! Comble de la joie, grâce à <span style="color: #ff6600;"><strong><a href="http://www.cinetrafic.fr/" target="_blank">Cinetrafic</a> </strong></span>et à <span style="color: #ff6600;"><strong><a href="http://www.carlottavod.com/" target="_blank">Carlotta Films</a></strong></span>, j&#8217;ai eu la chance d&#8217;avoir entre les mains la superbe édition Blu-Ray qui donne une bonne idée du travail colossal de restauration effectué sur le film. <strong><span style="color: #ff6600;">Et dès les premières images, le qualificatif qui vient immédiatement à l&#8217;esprit est : &laquo;&nbsp;envoutant&nbsp;&raquo; !</span></strong></p>
<p><strong>Le Fleuve</strong> démarre sur un groupe de femmes (on ne voit que leurs mains) peignant sur le sol à l&#8217;aide de farine de riz délayée des symboles sacrés en guise de bienvenue. Puis le générique se déroule verticalement, du bas vers le haut, au son du sitar. <strong><span style="color: #ff6600;">Le premier choc du film est un choc pictural</span></strong> : les couleurs vives de l&#8217;Inde sont magnifiées par l&#8217;utilisation du procédé <strong><span style="color: #ff6600;">Technicolor</span></strong>. Jean Renoir nous présente un enchaînement de scènes agencées tel un tableau impressionniste. La filiation du cinéaste avec l&#8217;oeuvre de son père, le peintre Auguste Renoir, est évidente lorsqu&#8217;on découvre les images du premier film en couleur du cinéaste : chaque plan est rehaussé de touches de couleurs réparties à l&#8217;image. Les couleurs typiques des vêtements et matériaux indiens sont constamment accompagnées par la musique indienne si caractéristique.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Avec Le Fleuve, Renoir a réalisé l&#8217;antithèse du film hollywoodien.</span></strong> Tourné en décor naturel en Inde plutôt qu&#8217;en studio avec un casting essentiellement composé d&#8217;acteurs amateurs anglais et indiens, le film n&#8217;avait pour lui aucun atout garantissant un succès public selon les critères des grands studios de Los Angeles. Les premiers screen-tests révèlent quelques failles : le public testé n&#8217;aime pas le personnage de Capitaine John et trouve que l&#8217;histoire manque de clarté. Malgré ces défauts, Le Fleuve va connaître un succès mondial et remporter le <strong><span style="color: #ff6600;">Prix International à la Mostra de Venise</span></strong>.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3299" title="" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/03/LE-FLEUVE-031-e1332600199429.jpg" alt="" width="450" height="337" /></p>
<p>Le film a connu des difficultés de tournage et certains partis pris ou changements stratégiques imprévus sont assez visibles. Initialement, il n&#8217;était pas prévu que le film possède cette introduction à l&#8217;aspect quasi-documentaire où la vie et l&#8217;activité autour du Gange sont présentées par la narratrice en voix off. Mais un problème technique va en décider autrement : les premières caméras Technicolor étaient particulièrement bruyantes. Le bruit couvrait les voix des acteurs et interdisait ainsi toute prise de son directe. Or, Renoir refusait d&#8217;avoir recours au doublage a posteriori sur ses films. Les caméras devaient donc être isolées par des caches masquant le bruit, caches qui ne seront livrés que trois semaines après en Inde. Ne pouvant filmer que des séquences sans dialogue, Renoir en profita pour mettre en boîte l&#8217;ensemble des vues du Gange et de l&#8217;activité humaine autour du fleuve.<br />
De même, il est assez facile de distinguer les acteurs amateurs des quelques professionnels faisant partie du casting : si la jeune héroïne <strong>Patricia Walters</strong> semble réciter son texte, <strong>Arthur Shields</strong> (vu chez <strong>John Ford</strong> et <strong>Raoul Walsh</strong>) est beaucoup plus charismatique dans le rôle de M. John, voisin et ami de la famille, dont la philosophie de vie a été modelée par toutes ces années passées en Inde.</p>
<p>Au milieu de ce casting hémerge la jeune indienne <strong><span style="color: #ff6600;">Radha Shri Ram</span></strong>. Amatrice elle aussi choisie sur place par Jean Renoir pour interpréter le rôle de Mélanie, jeune métisse fille de M. John, elle va devenir l&#8217;ambassadrice du film à travers le monde. A travers une scène de danse emblématique filmée en <a href="http://devenir-realisateur.com/lechelle-des-plans/plan-moyen-ou-plan-pied/" target="_blank">plan moyen</a>, elle incarne magistralement cette Inde qui hypnotise par ses chants, ses traditions et ses couleurs et envoute le spectateur comme elle a envouté Jean Renoir, d&#8217;abord à travers l&#8217;oeuvre de l&#8217;auteur du roman (également auteur du <strong>Narcisse Noir</strong>), puis lors du tournage, lorsqu&#8217;il découvrira le pays et ses habitants.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3300" title="" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/03/LE-FLEUVE-041-e1332600263874.jpg" alt="" width="450" height="337" /></p>
<p>L&#8217;actualité des sorties vidéos 2012 est riche en évènements en ce qui concerne l&#8217;oeuvre de Jean Renoir puisqu&#8217;après la restauration de <a href="http://www.johnplissken.com/la-grande-illusion-les-coulisses-de-la-restauration-dun-chef-doeuvre-1ere-partie/" target="_blank">La Grande Illusion</a>, <strong><span style="color: #ff6600;">c&#8217;est maintenant Le Fleuve qui connaît une édition historique depuis le 21 mars</span></strong>. En effet, l&#8217;oeuvre n&#8217;avait jamais été éditée en Blu-Ray. Pour une sortie à la hauteur de l&#8217;évènement, <strong><span style="color: #ff6600;">Carlotta Films</span></strong> a donc concocté deux éditions au contenu extrêmement riche.</p>
<p>Le film est présenté dans sa version originale sous-titrée en français. La haute définition rend fidèlement les couleurs et les choix artistiques de Renoir.</p>
<p>Dans un <strong><span style="color: #ff6600;">entretien de 13mn</span></strong>, <strong><span style="color: #ff6600;">Martin Scorsese</span></strong>, initiateur de la restauration, évoque sa découverte du film dans son enfance, découverte qui lui a ouvert les portes d&#8217;autres oeuvres de Jean Renoir. 13mn, ça peut paraître peu, mais quand on les passe en compagnie d&#8217;un tel maître, je vous assure que ce sont 13mn passionnantes : quand le grand Marty parle, on boit ses paroles !</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-3301" title="LE-FLEUVE-06" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/03/LE-FLEUVE-061-e1332600328409.jpg" alt="" width="450" height="337" /></p>
<p>Le documentaire <strong><span style="color: #ff6600;">Autour du Fleuve</span></strong> (60mn) fut tourné en 2008 par <strong><span style="color: #ff6600;">Arnaud Mandagaran</span></strong>. Sous la forme d&#8217;une enquête sur les pas de Renoir, l&#8217;auteur va à la rencontre de ceux qui ont participé de près ou de loin à la production et à la réalisation du film Le Fleuve. Parsemé d&#8217;anecdotes sur les évènements qui ont influencé la mise en oeuvre d&#8217;un tel projet, le film de Mandagaran insiste sur la volonté de Renoir de s&#8217;affranchir de l&#8217;influence des grands studios d&#8217;Hollywood suite aux échecs de son dernier film et des conflits qui l&#8217;ont opposé à la RKO. On y rencontre <span style="color: #ff6600;"><strong>Radha Shri Ram</strong></span>, l&#8217;inoubliable Mélanie, qui est restée proche du couple Renoir jusqu&#8217;à leur disparition. On y croise également un jeune indien, admiratif de l&#8217;oeuvre du grand maître français et qui a eu l&#8217;occasion de passer quelques jours sur le tournage. Son nom est bien connu des cinéphiles du monde entier : il s&#8217;agit de <strong><span style="color: #ff6600;">Satyajit Ray</span></strong>. Ironiquement, on est là face à un documentaire bien supérieur à de nombreux making-of modernes. Il alterne interviews tournés de nos jours et images d&#8217;archives incluant des extraits vidéos prises sur les plateaux de tournage. Cette richesse d&#8217;informations en fait une ressource précieuse pour entrer dans les secrets de tournage d&#8217;un des grands maîtres du cinéma.</p>
<p>Et si ces deux suppléments exceptionnels ne vous suffisent pas, <strong><span style="color: #ff6600;">Carlotta Films</span></strong> a tout prévu. Chaque édition du film contient une partie BD-Rom (ou DVD-Rom) destinée à prolonger l&#8217;exploration de l&#8217;approche cinématographique de Jean Renoir pour Le Fleuve. Cette partie regorge d&#8217;analyses réparties en 11 parties et permettant le téléchargement de nombreux documents (au format universel .pdf), faisant ainsi de cette édition un véritable outil pédagogique.</p>
<p>Inutile de vous préciser que j&#8217;ai été emballé par l&#8217;oeuvre comme par le support. Il s&#8217;agit d&#8217;une édition indispensable pour tout cinéphile. Qui plus est, c&#8217;est l&#8217;occasion de découvrir une oeuvre en marge des films les plus célèbres de son auteur, mais où transparait comme un fil conducteur l&#8217;idéal humaniste omniprésent dans l&#8217;ensemble des films de Jean Renoir.<strong><span style="color: #ff6600;"> A acheter les yeux fermés et à admirer les yeux grand ouverts.</span></strong></p>
<p><img class="size-full wp-image-3292 alignright" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/03/A-PLAT-LE-FLEUVE-BD-DEF-e1332599642314.jpg" alt="" width="212" height="267" /></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Le Fleuve (1950)</span></strong><br />
<strong><span style="color: #ff6600;"> Réalisé par Jean Renoir</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Détail de l&#8217;édition Blu-Ray</span></strong></p>
<p>Master haute définition 1080/23.98p<br />
Encodage AVC</p>
<p>Version Originale DTS-HD<br />
Master Audio 1.0<br />
Sous-Titres Français</p>
<p>Format 1.33 respecté<br />
Couleurs<br />
Durée du film : 99mn</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;"><img class="alignright size-full wp-image-3293" title="A-PLAT-LE-FLEUVE-DVD-DEF" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/03/A-PLAT-LE-FLEUVE-DVD-DEF-e1332599720531.jpg" alt="" width="212" height="299" />Suppléments<br />
</span></strong><strong><span style="color: #ff6600;">(contenu commun aux 2 éditions)</span></strong></p>
<p>Entretien avec Martin Scorsese (13mn)</p>
<p>Autour du fleuve (2008 &#8211; couleurs &#8211; 60mn)<br />
Film inédit d&#8217;Arnaud Mandagaran</p>
<p>Partie BD-ROM</p>
<p>Découvrez d’autres oeuvres sur Cinetrafic dans la catégorie <a href="http://www.cinetrafic.fr/liste-film/414/1/l-amour-impossible-au-cinema" target="_blank">amour impossible</a> ainsi que celle consacrée au <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-d-amour" target="_blank">Film d&#8217;amour</a>.</p>
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		<title>Waking Sleeping Beauty</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Mar 2012 13:23:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[DVDécortiquage]]></category>
		<category><![CDATA[Disney]]></category>
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		<category><![CDATA[Pixar]]></category>
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		<description><![CDATA[Au début des années 80, les studios Disney connaissent une période de transition correspondant au départ des Nine Old Men et à l&#8217;arrivée d&#8217;une nouvelle génération d&#8217;animateurs. Il en résulte alors une grande liberté dans les orientations du travail de l&#8217;animation, une liberté qui va se retrouver stigmatisée sur Taram et le chaudron magique, oeuvre jugée]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au début des années 80, les studios Disney connaissent une période de transition correspondant au départ des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Neuf_Sages_de_Disney" target="_blank">Nine Old Men</a> et à l&#8217;arrivée d&#8217;une nouvelle génération d&#8217;animateurs. Il en résulte alors une grande liberté dans les orientations du travail de l&#8217;animation, une liberté qui va se retrouver stigmatisée sur <strong><span style="color: #ff6600;">Taram et le chaudron magique</span></strong>, oeuvre jugée trop sombre pour le public visé.</p>
<p>A la même époque, <strong><span style="color: #ff6600;">Michael Eisner</span></strong> (alors président de <strong>Paramount</strong>) prend le poste de PDG et nomme <strong><span style="color: #ff6600;">Jeffrey Katzenberg</span></strong> président de <strong>Walt Disney Pictures</strong>. Chargés de redonner un nouvel élan à la compagnie, ils doivent néanmoins composer avec <strong><span style="color: #ff6600;">Roy Edward Disney</span></strong>, neveu de Walt, ancien dirigeant et patron du département animation.</p>
<p>C&#8217;est cette décennie de règne du trio <strong><span style="color: #ff6600;">Eisner/Katzenberg/Disney</span></strong> (de 1984 &#8211; Taram &#8211; à 1994 &#8211; Le Roi Lion) qu&#8217;évoque <strong><span style="color: #ff6600;">Don Hahn</span></strong> dans son documentaire <strong><span style="color: #ff6600;">Waking Sleeping Beauty</span></strong>.<span id="more-3214"></span></p>
<p>On pourrait croire que les années 80 et 90, qui ont vu l&#8217;animation Disney renaître de ses cendres et produire de grands films au rythme effréné d&#8217;un dessin animé par an, furent des années bénies pour les animateurs, scénaristes, auteurs et compositeurs qui ont connu ce nouvel âge d&#8217;or. <strong><span style="color: #ff6600;">Mais le documentaire montre une réalité toute autre.</span></strong></p>
<p><object width="460" height="264" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/EyeoyRjEiUU?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="460" height="264" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/EyeoyRjEiUU?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Dès les premières séquences montrant la prise de pouvoir du &laquo;&nbsp;couple&nbsp;&raquo; <strong><span style="color: #ff6600;">Eisner/Katzenberg</span></strong> sous l&#8217;oeil vigilant de <strong><span style="color: #ff6600;">Roy Disney</span></strong>, on s&#8217;aperçoit que <strong><span style="color: #ff6600;">trois boss au royaume enchanté, c&#8217;est deux de trop !</span></strong></p>
<p>A la tête de la compagnie, <strong>Eisner</strong> diversifie l&#8217;activité et compte sur les films en prise de vue réelle (<strong><span style="color: #ff6600;">Qui veut la peau de Roger Rabbit ?</span></strong>), les shows musicaux ainsi que les nouvelles attractions des parcs à thème pour renflouer les caisses.</p>
<p><strong>Roy Disney</strong>, quand à lui, est le garant du savoir-faire maison. Il veille à ce que l&#8217;animation Disney ne soit pas sacrifiée au profit des autres départements. Disney symbolise un cinéma d&#8217;animation de qualité et doit garder cette place à tout prix.</p>
<p>Pendant ce temps, <strong>Katzenberg</strong> applique à l&#8217;animation Disney les méthodes qui ont fait leur preuve dans les studios de cinéma traditionnels : remontage des films ne le satisfaisant pas, réduction des coûts et des délais, pression constate sur les équipes.</p>
<p>Certes, le travail intensif était déjà monnaie courante chez Disney à l&#8217;époque du grand Walt. Mais pour la génération montante, c&#8217;est une toute nouvelle épreuve à endurer pour mériter sa place au sein du &laquo;&nbsp;Magic Kingdom&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il faut avouer que l&#8217;instinct de <strong>Katzenberg</strong> semble parfois avoir des ratés : volonté de couper purement et simplement <strong>Partir là-bas</strong>, la chanson phare de <strong><span style="color: #ff6600;">La Petite Sirène</span></strong>, prévisions autour de <strong><span style="color: #ff6600;">Pocahontas</span></strong> (prédestiné, selon lui, à connaître un  immense succès) et <strong><span style="color: #ff6600;">Le Roi Lion</span></strong> (auquel il prédisait un risque d&#8217;échec).</p>
<p>Faisant peu de cas de l&#8217;avis des animateurs, les nouveaux maitres du studio décident de déménager les équipes occupant le bâtiment historique (dans lequel ont été réalisés tous les longs métrages d&#8217;animation Disney) dans une zone industrielle voisine. Malgré l&#8217;enthousiasme de l&#8217;équipe d&#8217;animateurs, le divorce entre eux et leur hiérarchie est alors consommé.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Waking Spleeping Beauty</span></strong> (c&#8217;était la volonté de <strong>Katzenberg</strong> de &laquo;&nbsp;réveiller la Belle au Bois dormant&nbsp;&raquo; quitte à dynamiter le royaume enchanté !) s&#8217;attarde d&#8217;ailleurs régulièrement sur les dessins satiriques exécutés par les animateurs maison représentant leurs leaders comme des dictateurs prompts à exploser de colère pour imposer leur point de vue.</p>
<p>Les relations entre les trois dirigeants, régulées par le très diplomate <strong><span style="color: #ff6600;">Frank Wells</span></strong> Directeur Général de la compagnie, deviennent explosives lorsque ce dernier décède tragiquement dans un accident d&#8217;hélicoptère.<br />
Une scène effarante montre une joute verbale teintée de cynisme opposant <strong>Eisner</strong> et <strong>Roy Disney</strong> lors de la cérémonie censée honorer la mémoire de feu <strong>Frank Wells</strong>.</p>
<p><object width="460" height="264" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/8m1gclOC2vM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="460" height="264" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/8m1gclOC2vM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Toutefois, <span style="color: #ff6600;"><strong>Waking Sleeping Beauty</strong></span>, disponible en dvd et Blu-Ray, n&#8217;est pas un documentaire à charge dévoilant l&#8217;envers du décor de l&#8217;empire Disney. C&#8217;est avant tout un portrait de famille raconté par celles et ceux qui ont vécu cette période charnière de l&#8217;intérieur. C&#8217;est aussi l&#8217;occasion de croiser parmi les animateurs quelques visages connus (le jeune <strong><span style="color: #ff6600;">Tim Burton</span></strong> ou encore <strong><span style="color: #ff6600;">John Lasseter</span></strong>).</p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Quasi exclusivement constitué de séquences tournées à l&#8217;époque, Waking Sleeping Beauty est un témoignage unique sur la machine Disney en marche.</span></strong></p>
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		<title>Blood Creek</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 18:46:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joel</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Survival Horror]]></category>

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		<description><![CDATA[Joel Schumacher. L&#8217;homme qui tua Batman. Mais aussi l&#8217;homme qui révéla Demy Moore et Kiefer Sutherland dans ce qui reste encore à ce jour une très belle &#171;&#160;trilogie&#160;&#187; des 80&#8242;s (St Elmo&#8217;s Fire, Génération perdue, L&#8217;expérience interdite). Capable du pire (George Clooney en fait encore des cauchemars) comme du meilleur (le cultissime Chute Libre), le réalisateur]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #ff6600;">Joel Schumacher. L&#8217;homme qui tua Batman.</span></strong> Mais aussi l&#8217;homme qui révéla <strong>Demy Moore</strong> et <strong>Kiefer Sutherland</strong> dans ce qui reste encore à ce jour une très belle &laquo;&nbsp;trilogie&nbsp;&raquo; des 80&#8242;s (<span style="color: #ff6600;"><strong>St Elmo&#8217;s Fire</strong></span>, <span style="color: #ff6600;"><strong>Génération perdue</strong></span>, <strong><span style="color: #ff6600;">L&#8217;expérience interdite</span></strong>).</p>
<p>Capable du pire (<strong>George Clooney</strong> en fait encore des cauchemars) comme du meilleur (le cultissime <strong><span style="color: #ff6600;">Chute Libre</span></strong>), le réalisateur a touché à tous les genres. Le film d&#8217;horreur gothique manquait à son tableau de chasse : ce point est réglé avec <a href="http://www.cinetrafic.fr/film/15159/blood-creek" target="_blank">Blood Creek</a> que <a href="http://www.cinetrafic.fr/" target="_blank">Cinetrafic</a> m&#8217;a proposé de vous <strong>dévédécortiquer</strong> ici.</p>
<p><span id="more-3172"></span>Commençons par les mauvaises nouvelles : le film, tourné en 2007 fut distribué aux USA 2 ans après. Encore 3 ans plus tard, il arrive enfin chez nous. La sur-médiatisation de l&#8217;un des interprètes principaux (<strong><span style="color: #ff6600;">Michael Fassbender</span></strong>, rien que ça !) n&#8217;est probablement pas étrangère à cette soudaine sortie. Direct To DVD + oeuvre de &laquo;&nbsp;jeunesse&nbsp;&raquo; d&#8217;acteurs en vogue riment rarement avec chef-d&#8217;œuvre. Cela dit, on ne demande pas à un film de genre de rafler une moisson d&#8217;Oscars. Revenons donc au film, à sa réalisation, son interprétation et son intrigue.</p>
<p>En 1936, à Town Creek en Virginie, une famille allemande accueille Richard Wirth, historien spécialiste des sciences occultes.<br />
70 ans après, Evan retrouve son frère Victor disparu des années avant dans les alentours de Town Creek. Victor convainc son frère de le suivre pour exécuter une vengeance envers les personnes qui l&#8217;ont séquestré. Car oui, mes amis, enfer et bloody IIIème Reich, les nazis n&#8217;ont jamais quitté Town Creek !</p>
<p><object width="460" height="264" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/q0qTqY_9sq8?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed width="460" height="264" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.youtube.com/v/q0qTqY_9sq8?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowFullScreen="true" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /></object></p>
<p>Comme on s&#8217;en doute, les deux hommes vont se retrouver pris au piège de forces qui les dépassent. Après un démarrage faisant penser que l&#8217;on va assister à un classique film de &laquo;&nbsp;rape and Revenge&nbsp;&raquo; (mais sans &laquo;&nbsp;rape&nbsp;&raquo;, enfin il me semble !), <strong>Schumacher</strong> plante le décor de son &laquo;&nbsp;survival horror&nbsp;&raquo;.  Prenez donc deux frères épris de vengeance. Ajoutez à ça une poignée d&#8217;occultisme et une grosse louche de zombification, une jeune fille blonde et sa mère agée et cardiaque pour respecter les quotas et enfermez-moi tout ce beau monde dans une vieille baraque au fin fond du bout du monde (la Virginie, c&#8217;est assez calme, côté voisinage).</p>
<p>Ah, la nazi nostalgie ! Terrain fertile et source inépuisable du cinéma bis. Mais pas que. Bien avant <span style="color: #000000;"><strong>Blood Creek</strong></span>, <strong><span style="color: #ff6600;">Ces garçons qui venaient du Bresil</span></strong><span style="color: #000000;"> (<strong>Franklin J. Schaffner</strong>, 1978) </span><span style="color: #ff6600;"><span style="color: #000000;">et</span></span><strong><span style="color: #ff6600;"> La Forteresse Noire </span></strong> (<strong>Michael Mann</strong>, 1983. Je vous invite à voir à ce sujet le <a href="http://www.splitscreenpodcast.com/la-forteresse-noire/" target="_blank">SplitScreen In The Dark</a> présenté par <a href="https://twitter.com/#!/hervecoiral" target="_blank">Hervé Coiral</a>) avaient placé la barre très haut, faisant flirter nazisme et occultisme. Ici aussi, il est question de sombres projets scientifico-démoniaques destinés à dominer le monde et de pacte mettant en scène des créatures franchement laides, voire même très moches.</p>
<p>Le charme de ce film réside dans le mélange de genres assumé. On peut le voir comme une tragédie en trois actes.</p>
<p>Premier acte : l&#8217;exposition. Nous découvrons l&#8217;arrivée de Richard Wirth, interprété par Fassbender, en 1936 dans la ferme qu&#8217;il va habiter. La photo en noir et blanc (tirant sur le sépia) fortement contrastée magnifie les images. Comme à chaque fois, le charme de Fassbender opère et c&#8217;est là un des atouts du scénario.</p>
<p>Second acte : le retour du fils prodigue. De nos jours, les deux frères enfin réunis arrivent dans la ferme. Pas le temps de se poser, nous savons que les occupants sont hostiles même si on ne découvre la raison de cette hostilité que bien après. Le film bascule dans l&#8217;action musclée : au programme, gun fight sanguinaires au cours desquels les animaux (très hostiles également) ne seront pas épargnés.</p>
<p>Troisième acte : la nuit tombe. Barricadés dans la ferme, les occupants et les deux frères vont lutter contre la menace venue de l&#8217;extérieur. Même si le scénario se permet quelques légèretés et que l&#8217;exposition des règles est un peu trop didactique (pourquoi les scénaristes se croient-ils obligés de passer par un dialogue pour expliquer ce que le film ne réussit pas à illustrer de lui-même ?), la tension est bien réelle et on se prend au jeu de ce slasher movie ou Freddy est remplacé par une horde de zombies dirigés par un immortel nostalgique du IIIème Reich.</p>
<p>Le principal défaut du film réside dans ce déséquilibre entre le rythme et la façon de filmer les trois parties. Si l&#8217;arrivée des deux frères dans la ferme de Town Creek offre des séquences convaincantes, l’enchaînement des scènes d&#8217;attaque se passant à la nuit tombée est assez confus (on se demande souvent qui est qui) et les effets spéciaux de qualité inégale nous font parfois sortir du film.</p>
<p>Malgré tout, la densité de l&#8217;action (1h30 quasiment sans temps mort) a de quoi contenter le spectateur. L&#8217;amateur de film gore en aura pour son argent puisque Schumacher n&#8217;hésite pas à déverser des hectolitres de sang, plus ou moins coupé à la gélatine (où l&#8217;on découvre que le sang de zombie ressemble à la confiture d&#8217;abricot. Ce qui, vous en conviendrez, peut traumatiser n&#8217;importe quel adepte de petits déjeuners copieux). En bref, un bien beau film de genre sortant du lot de la sempiternelle équation &laquo;&nbsp;cabane isolée + jeunes gens perdus en forêt = gros ennuis pour ceux qui quittent le groupe pour aller chercher du bois&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le film est sorti en dvd et Blu-Ray le 1er mars, distribué par <a href="http://www.metrofilms.com/" target="_blank">Metropolitan Filmexport</a>. On peut regretter une absence cruelle de suppléments. Seul le commentaire audio de John Schumacher (en v.o. non sous-titrée, quel dommage) est disponible en bonus sur le dvd et le Blu-Ray. En dehors de ça, pas la moindre featurette à se mettre sous la dent. Bien maigre pour ceux qui auraient envie de se tourner vers l&#8217;édition Blu-Ray.</p>
<p>Découvrez d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie <a href="http://www.cinetrafic.fr/film-d-horreur" target="_blank">Film d horreur</a> et, par exemple, la catégorie <a href="http://www.cinetrafic.fr/liste-film/3736/1/les-films-de-vampires" target="_blank">Film de vampire</a>.</p>
<p><img class="alignright size-medium wp-image-3225" title="" src="http://moovymemoryz.com/wp-content/uploads/2012/03/DVDBLOODCREEK2D-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /><strong><span style="color: #ff6600;"><br />
Blood Creek (2009)</span></strong><br />
<strong><span style="color: #ff6600;"> Réalisé par Joel Schumacher</span></strong></p>
<p>VO/VF : dolby digital 5.1<br />
Sous-titres français<br />
16/9 compatible 4/3</p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Suppléments :<br />
</strong></span>- commentaire audio du réalisateur (non sous-titré)<br />
- Bandes-annonces</p>
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