Tag Archives: polar
Bonjour chez vous !
D’aussi loin que remonte ma mémoire télévisuelle, Claude Chabrol me semble toujours avoir fait partie de mon univers.
Quand tu es enfant, le cinéma français se résume souvent aux films du dimanche soir, à Bourvil et De Funès. La Nouvelle Vague, tu n’en as encore pas entendu parler. Godard et Truffaut, tu connais pas. Mais ce drôle de petit bonhomme à lunettes qui se fait inviter à toutes les émissions te paraît immédiatement sympatique.
Les cadavres ne portent pas de costard
Premier jalon de la série 11 films pour 2011 (dont je rappelle le principe : durant votre vie de cinéphile frustré, vous avez loupé 11 films. Heureusement, je suis là pour vous sauver et accessoirement pour sauver le monde, si on me le demande, mais on ne me le demande pas, donc tant pis pour le monde) : un film noir avec Ava Gardner, Burt Lancaster, Humphrey Bogart, Ingrid Bergman.
Un polar ? Oui. Des années 40, grande époque du genre ? Pas vraiment. Le film été réalisée par Carl Reiner en … 1982 avec Steve Martin dans le rôle principal !
Film phare du tandem Steve Martin (devant la caméra) / Carl Reiner (à la réalisation mais aussi devant la caméra pour un caméo sous les traits du feld-maréchal Von Kluck), Les cadavres ne portent pas de costard (Dead Men don’t wear plaid) est une oeuvre unique, bien supérieure aux 3 autres collaborations des deux hommes (Un vrai schnock, L’homme aux deux cerveaux et Solo pour deux).
Le réalisateur obtient les droits de plusieurs polars américains. A partir des extraits des différents films, il réalise son propre montage et intègre des séquences tournées en noir et blanc où Steve Martin donne la réplique à la crème des acteurs de films noirs. Cela ne vous rappelle rien ? Pourtant, vous avez sans doute entendu parler d’un autre film utilisant un montage de scènes de film classique, n’est ce pas ? Le scénario est un prétexte pour enchainer les gags et les situations burlesques.
La première bonne nouvelle est que le film est bon. Très bon. La seconde bonne nouvelle, c’est que ce film est disponible dans toutes les bonnes boutiques en ligne pour une somme modique. Sans aucun bonus dvd, hélas. Mais on ne va pas chipoter. L’oeuvre se suffit en elle-même.



































